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Revue de presse
Vous trouverez dans cette page des
articles publiés par les avocats du cabinet et des extraits
d'articles de presse citant le cabinet.
Droit de l'environnement : le classement des cabinets d'avocats
spécialisés
Décideurs : Stratégie, Finances
& Droit
Le Cabinet FARO & GOZLAN est classé "excellent"
en 2005, "pratique réputée" en 2007
Articles publiés par
les avocats du cabinet
>
Démocratie et environnement : l'exemple de l'enquête
publique en France
L.N. Harada, Droit de l'environnement, mars 2008 (pdf)
>
Farines animales et eaux usées, matières
premières ou déchets?
L.N. Harada, Bulletin du Droit de l'Environnement Industriel,
nov. 2007 (pdf)
> La boîte à outils de
l'achat public écologique
L.N. Harada, Revue Lamy Collectivités Territoriales, sept.
2006 (pdf)
> Qualification juridique du déchet : à la
recherches des critères perdus
L.N. Harada, Bulletin du Droit de l'Environnement
Industriel, mars et mai 2006 (pdf)
> Ne
laissons pas les industriels de l'énergie décider de
l'avenir de la planète
A. Faro, Revue Nature et Progrès,
mars 2004 (pdf)
> Référé-liberté
: Pas d'atteinte à la liberté d'entreprendre pour l'exploitant
qui ne respecte pas les prescriptions de son autorisation
A. Faro, Revue Environnement, éd. Jurisclasseur. Août-sept.
2002 (pdf)
>Indemnisation des victimes par
ricochet de l'amiante
A. Faro, Revue Environnement, éd. Jurisclasseur. Juil.
2002 (pdf)
Le Figaro 5-02-08
Le
projet de loi "OGM" discuté au Sénat
Par Marielle Court
Depuis la présentation du texte en Conseil des ministres
à la mi-décembre, les amendements adoptés par
la commission des affaires économiques et sociales de la
Haute Assemblée ont apporté de sérieuses modifications.
«Une véritable provocation», dénoncent
sans hésiter les associations écologistes, de Green
peace à France Nature Environnement (FNE).
(...)
Si la proposition des sénateurs, d'un meilleur étiquetage
des semences OGM, est unanimement approuvée, celle de créer
un délit de fauchage rend perplexe bon nombre d'observateurs.
«C'est du donnant-donnant», explique Jean Bizet. Le
texte de loi prévoyant l'inscription dans un registre public
de chaque parcelle cultivée avec des OGM, le délit
de fauchage (deux ans et 75 000 euros d'amendes) ou le délit
de fau chage aggravé (trois ans et 150 000 euros d'amendes
lorsqu'il s'agit d'un champ expérimental) «offre aux
agriculteurs une sécurité supplémentaire»,
assure le rapporteur de la loi. «Le droit pénal
n'est pas fait pour ça, c'est purement électoraliste»,
s'énerve l'avocat Alexandre Faro, car « la loi
permet déjà de condamner les faucheurs. Il existe
même un délit aggravé de destruction en réunion
pour lequel la peine va jusqu'à cinq ans de prison»,
rappelle-t-il.
***
Libération 17-01-08
«Erika»,
jugement inédit et exemplaire
Par Guillaume Launay et Alexandra Schwartzbrod
Huit ans après la marée noire de l’«Erika»,
le tribunal correctionnel de Paris condamne Total et instaure le
principe de «préjudice écologique».
(...)
Le jugement rendu hier implique en effet que les dégâts
causés à la nature peuvent être indemnisés.
Un précédent qui donne des sueurs froides à
tous les pollueurs potentiels. Mais qui réjouit les défenseurs
de la nature. «Nous pouvons désormais demander
réparation pour ces dégâts, a déclaré
Maître Alexandre Faro, défenseur de plusieurs associations.
Reste maintenant à définir des règles précises
d’indemnisation parce que les dommages estimés ici
l’ont été un peu à la louche.»
***
Le Journal de l'environnement 15-01-08
Erika: «Il faut un outil d’évaluation
du préjudice écologique au niveau mondial»
par Agnès Ginestet
Alexandre Faro, du cabinet Faro
& Gozlan, est l’avocat de plusieurs associations de protection
de l’environnement dans le cadre du procès de l’Erika.
A la veille du verdict, attendu dans l’après-midi du
16 janvier, il revient sur les attentes concernant la reconnaissance
des responsabilités, et sur les démarches qu’il
reste selon lui à mener au niveau international pour évaluer
le préjudice environnemental d’une telle catastrophe.
Quelles associations défendez-vous et quels ont été
pour vous les thèmes les plus importants du procès?
Je défends Greenpeace, WWF, France nature environnement (FNE),
Eau et rivières de Bretagne, l’Association pour la
protection des animaux sauvages (Aspas) et les Amis des chemins
de ronde. La priorité dans ce procès, c’est
qu’on obtienne la reconnaissance d’une responsabilité,
au-delà de ce qui est habituellement établi dans le
cas de dégazages: il y a le capitaine et l’armateur,
mais il y a aussi l’affréteur, Total, et le bureau
de certification, Rina.
Est-il donc rare que l’affréteur soit déclaré
responsable?
Ce ne serait pas une première mondiale. Mais ce n’est
pas prévu par la convention Marpol (1), sauf si on réussit
à démontrer qu’une faute grave a été
commise et qu’il y a eu prise de contrôle du navire.
Ce sont des conditions draconiennes. Nous estimons que Total, à
travers la procédure de vetting (2), avait un contrôle
sur le navire. Total conteste ce point de vue, mais pour nous, les
conditions de responsabilité sont présentes. La jurisprudence
qui pourrait émaner du procès demain serait une manière
de rétablir la responsabilité des affréteurs.
Au moment de l’Erika, on était dans une logique mercantile,
où on ne prenait pas le temps de voir si un bateau était
sûr. Mais les procédures de vetting ont été
revues depuis.
Et pour le certificateur?
Il a une activité de certification sur délégation
de l’Etat de Malte, donc de service public. Mais cette société
était aussi en relation commerciale avec l’armateur,
en lui délivrant une certification technique. On ne peut
pas être à la fois juge et parti. Il faut agir là-dessus.
Quel regard portez-vous sur la notion de «préjudice
environnemental»?
Ce n’est pas une notion nouvelle, la directive 2004/35/CE
du 21 avril 2004 établit une responsabilité environnementale
en ce qui concerne la prévention et la réparation
des dommages environnementaux. Ce qui est nouveau, ce serait une
indemnisation spécifique. Donner une valeur à la nature,
et déterminer qui a intérêt à demander
réparation. Dans le cadre du procès, aucune des associations
que je défends n’a demandé de réparation
au titre de préjudice écologique. Mais trois régions,
un département et la Ligue de protection des oiseaux (LPO)
l’ont fait.
Pourquoi vous n’avez pas adopté cette approche?
Nous avons demandé réparation au titre de préjudice
moral, car on ne trouve pas de texte qui encadre le concept de préjudice
environnemental. Le principe d’indemnisation est bon, mais
il est selon nous une trop lourde responsabilité à
porter pour un tribunal correctionnel français. Il faut mettre
en place un système de réparation, avec des règles
strictes d’évaluation, au niveau international, et
savoir qui peut être indemnisé: les communes, l’Etat,
les associations? Ce n’est pas le rôle du juge français.
Il faut un outil d’évaluation du préjudice écologique
au niveau mondial, dont la mise en place pourrait par exemple être
confiée à l’Organisation des Nations unies pour
l’environnement (Onue), projet défendu par Jacques
Chirac début 2007.
Finalement, qu’attendez-vous du jugement de demain?
Ce qui est important pour nous, c’est de prévenir de
nouvelles catastrophes, et d’étendre le champ des responsabilités.
Si l’indemnisation de 400 millions d’euros est accordée,
cela va exploser le fonds de garantie des Fonds internationaux d’indemnisation
pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures
(Fipol). On pourrait alors arriver à une paralysie du système,
avec une réaction négative de l’Organisation
maritime internationale (OMI), et que le préjudice écologique
ne soit ensuite pas dédommagé.
(1) Convention internationale sur la prévention
des pollutions en mer
(2) Inspection d’un navire par une société pétrolière
afin de déterminer s’il peut être affrété
Reproduit avec l'aimable autorisation
du Jdle
***
La Revue Durable nov. 2007
Dossier L'écologie, une affaire
de droits et de justice
L'excellente
revue sur l'écologie et le développement durable,
basée en Suisse francophone, publie un dossier complet
sur le rôle du droit et des avocats dans la protection
de l'environnement.
Du global au local, la revue revient sur les grands et
les petits combats juridiques, sur la portée des décisions
de justice, sur l'expertise et la participation citoyenne.
Alexandre Faro y évoque
notamment l'arrêt Greenpeace de la Cour de
cassation (7 décembre 2005) qui reconnaît que
le combustible nucléaire usé est un déchet.
Il souligne l'importance de former les juges au droit de l'environnement.
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LCI.fr 19-10-07
Borloo annonce une loi OGM "pour
la fin mars ou avril"
par Matthieu DURAND
Extraits
OGM contre pesticides ?
Le débat sur les OGM avait été houleux dans
le cadre de la préparation du Grenelle de l'environnement.
Plusieurs participants au groupe de travail sur cette question,
dont la FNSEA, avaient même menacé de claquer la porte
des réunions. Le groupe a finalement proposé l'adoption
avant la fin du printemps 2008 d'une loi déclinant les principes
du "libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM".
Une liberté qui impliquera de mieux encadrer les cultures
en plein champ.
Avocat de plusieurs associations écologistes impliquées
dans le Grenelle, Me Alexandre Faro refuse pour autant de considérer
comme réglé le dossier OGM : "Tout le monde est
d'accord pour une loi mais il y a encore débat pour savoir
ce que l'on va y mettre", explique-t-il à LCI.fr. "On
peut définir des grands principes dans la loi mais le Grenelle
ne remplacera pas le Parlement, où les lobbies joueront leur
rôle" pour amender le texte, poursuit Me Faro.
"La coexistence de cultures
OGM avec des cultures biologiques est matériellement impossible"
du fait notamment de la contamination via la pollinisation, souligne
l'avocat. Et de marteler : "La décision [sur les OGM]
sera difficile à prendre car il n'y aura pas de solution
consensuelle" . Selon l'avocat, "la seule garantie serait
que le gouvernement décide un moratoire [sur les OGM] et
définisse une politique claire" sur cette question.
Reste que "le pouvoir du gouvernement ne s'applique qu'aux
essais en plein champ et aux essais confinés mais l'autorisation
[de commercialisation] des OGM relève de la compétence
de Bruxelles".
Pesticides contre bio
Agra Presse rappelle par ailleurs que "le document de travail
qui liste les propositions qui seront débattues lors des
deux jours de travaux finaux du Grenelle de l'environnement, les
24 et 25 octobre, ne mentionne aucun objectif contraignant de réduction
d'utilisation des produits phytosanitaires". Pas de renforcement
de la réglementation sur les pesticides, donc. Etait-ce la
condition pour que les agriculteurs "avalent la pilule"
OGM ? "C'est ce que j'entends depuis le début mais je
n'ai pas l'impression qu'il y ait de marchandage de ce type-là",
explique Alexandre Faro. "Mon sentiment, c'est que depuis le
début, la FNSEA défend avec autant d'acharnement ses
positions sur les agrocarburants, les OGM et les pesticides",
souligne-t-il.
"Le vrai changement, affirme l'avocat, serait de soutenir de
manière forte l'agriculture biologique. Mais les syndicats
d'agriculteurs ne veulent pas de cette réforme. La productivité
reste le maître-mot."
* * *
Libération 14-06-07
Procès de l'Erika : "Les
responsabilité sont apparues an grand jour"
Alexandre Faro, avocat de Greenpeace, du WWF et de France nature
environnement (partie civile).
Par Pierre-Henri ALLAIN, Sylvie BRIET
«Nous avons une vision des événements plus
claire après l'instruction menée durant l'audience
publique qu'après celle de la juge d'instruction, Dominique
de Talancé. Je me demandais si un tel procès pouvait
avoir lieu, si le commun des mortels pourrait le suivre. Or, le
président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, a imposé
sa méthode, et a repris toute la chronologie de l'histoire.
Ainsi, toutes les responsabilités sont apparues. Pour moi,
les causes du naufrage sont claires : la corrosion et l'absence
de contrôle efficace. Concernant la hiérarchisation
des responsabilités, Antonio Pollara, le gestionnaire du
pétrolier, est celui qui en sait le plus. Il gérait
d'ailleurs avec le propriétaire, Giuseppe Savarese, une flotte
de vieux navires. Mais nous considérons que Total a engagé
sa responsabilité dès lors qu'il a autorisé
un navire à charger des produits. L'idéal serait que
tous les acteurs, tous les maillons de la chaîne, du propriétaire
à l'affréteur, soient responsables solidairement et
au-delà de ce que rembourse le Fipol [Fonds internationaux
d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par
les hydrocarbures, ndlr]. Cette garantie, même plafonnée
à 900 millions d'euros, ne suffit pas. Mais à travers
ce procès, la France a le pouvoir de faire bouger les choses,
car le rail d'Ouessant, au large de la Bretagne, est une route incontournable
vers trois grands ports internationaux : Anvers, Rotterdam et Hambourg.»
* * *
Actu Juris Janv. 2007
(publication du réseau juridique de France Nature Environnement)
Le Procès de l'Erika au quotidien
sur le site de FNE
Editorial de Raymond Léost
Extraits:
Après six années d'instruction, affréteur,
armateur, sociétés de classification... doivent comparaître
à compter du 12 février 2007 devant le tribunal correctionnel
de Paris, pendant quatre mois.
Les défenseurs des prévenus essaieront par tous les
moyens de décrédibiliser l'accusation et les victimes.
Des moments forts pour un procès fleuve et attendu, inédit
en France. A nous de les connaître pour le suivre au plus
près !
Maître Alexandre FARO représentera FNE lors de ce long
procès et proposera un rendez-vous quotidien sur internet.
Vous pourrez ainsi dialoguer avec lui et apporter toutes vos observations
quasiment en direct au sein de son blog, auquel renverra le site
internet de FNE.
* * *
Nouvel observateur 24-10-06
Recours
contre la construction de l'EPR
Extraits :
Six associations écologistes ont demandé en référé,
mardi 24 octobre, la suspension du permis de construire du réacteur
nucléaire EPR à Flamanville (Manche), accordé
à EDF, et l'arrêt du chantier.
L'ordonnance du tribunal administratif de Caen sera rendue jeudi
26 octobre par Henri Dubreuil, président de la juridiction.
L'EPR (European Pressurised Reactor), réacteur de troisième
génération dont le prix est estimé à
trois milliards d'euros, doit être construit à Flamanville
à partir de 2007.
(...)
Les six associations, dont Greenpeace, estiment que le permis de
commencer les travaux préparatoires de l'EPR "a été
délivré en violation des règles élémentaires
du code de l'urbanisme et en l'absence d'une enquête publique
dédiée obligatoire" par le préfet de la
Manche. Me Alexandre Faro, conseil de Greenpeace, a remarqué
que "l'urgence" constituée par le besoin d'électricité,
que fait valoir EDF, ne se justifie pas, étant donné
que la France "est dans une situation d'excédent"
et que tous les experts qui se sont prononcés sur ce dossier
ont préconisé que la construction ne commence que
dans huit ans. (...) Les organisations ayant déposé
le recours en référé sont : Greenpeace, la
Confédération paysanne, le Réseau "Sortir
du nucléaire", le GRAPE (Groupement régional
des associations de protection de l'environnement), l'UFC Que choisir-Manche
et le Crilan (comité de réflexion, d'information et
de lutte anti-nucléaire.
* * *
Libération 17-10-06
Indulgence
pour des militants Greenpeace
Par Michel HENRY
Extraits :
En 2005, ils étaient montés sur le «Clem»,
un navire militaire amianté.
Greenpeace peut donner une carte de membre à vie au magistrat
du parquet qui siégeait hier devant la chambre correctionnelle
«spécialisée militaires» de Marseille.
Requérant contre les sept activistes montés sur l'ex-porte-avions
Clemenceau à Toulon le 12 décembre 2005, le magistrat
les a estimés «a priori sympathiques, pas des bandits,
des gens normaux». Il a loué «une motivation
noble», pour «une opération plutôt
bien faite, pas violente, relativement bon enfant». Il
ne requiert contre chacun que 10 000 euros d'amende (le maximum
prévu est d'un an de prison et 15 000 euros d'amende) : «Pas
question de la prison, on est dans un pays démocratique.»
Et il espère «que Greenpeace ne laissera pas
tomber ses soldats». Car «10 000 euros, pour
Greenpeace, c'est peu ; pour eux, ça commence à faire»
.
Les Belges Kris (23 ans) et Tom (24 ans), les Français Claire
(31 ans), Jérémie (25 ans), et Benjamin (27 ans),
le Danois Sebastian (27 ans) et l'Indien Imran (26 ans) - absent
hier - sont poursuivis pour «introduction frauduleuse dans
un appareil affecté à l'autorité militaire».
A l'époque, le bâtiment désarmé devait
partir pour un désamiantage en Inde, dans des conditions
dénoncées par Greenpeace. Après moult rebondissements
judiciaires et un voyage pour rien, l'opération a été
annulée, le Clem est revenu en France. «On a mis
le doigt sur quelque chose et ça a porté ses fruits»,
se réjouit Benjamin, agriculteur. Même le président
du tribunal parle d'un «succès». Kris, futur
instituteur, note : «Je regrette d'avoir transgressé
la loi. Mais c'est efficace.»
En défense, Me Alexandre Faro estime qu'ils pourraient bénéficier
de «l'état de nécessité» qui les
dispenserait d'une condamnation. «C'est un acte de salut
qu'a mené Greenpeace, une action utile pour prévenir
un dommage grave», dit-il, en référence
aux travailleurs du chantier de désamiantage d'Alang atteints
de maladies mortelles - un sur six selon lui -, faute de protections
adéquates. Jugement le 20 novembre.
* * *
rtl.fr 27-07-06
Greenpeace
doit retirer sa carte de maïs OGM de son site Internet
Extraits :
L'organisation écologiste a été condamnée
mercredi par le Tribunal de Grande Instance de Paris, à retirer
de son site Internet cette carte. Pour le tribunal, il y avait "atteinte
à la vie privée" ainsi qu'un risque de dommage
imminent", en l'occurrence un risque de fauchage des champs.
Selon Greenpeace, il s'agissait uniquement d'une démarche
d'information citoyenne. (...)
Au moins 500 hectares d'OGM sont cultivés en France mais
personne ne sait vraiment où, même le minsitre de l'agriculture
l'a reconnu. Pourtant une directive européenne oblige les
Etats à être transparents et à publier une carte
qui localise les parcelles et qui soit consultable par le public.
L'Etat français a été rappelé plusieurs
fois à l'ordre par Bruxelles, et si rien n'est fait d'ici
au mois d'octobre, la France devra payer 168 000 euros d'amende
par jour. Alors Greenpeace qui a réussi à localiser
deux champs d'OGM, a décidé de publier sur son site
l'adresse des producteurs.
L'organisation écologiste estime ainsi appliquer le droit
européen. Pourtant, Le tribunal de grande instance de Paris
lui a donné tort. Greenpeace veut poursuivre son action en
justice. Des dizaines d'associations écologistes sont prêtes
à publier la même carte des OGM. Le gouvernement rappelle
qu'un projet de loi devrait être bientôt voté
par les députés, qui transposera la directive européenne.
Un registre sera publié avec la localisation des parcelles,
mais seul le nom du département sera indiqué, surtout
pas l'adresse exacte. "Ce n'est pas être transparent",
estime Greenpeace, qui fait remarquer que nos voisins allemands
ou hollandais, eux rendent publics en détail les lieux où
sont produits les OGM.
* * *
AFP 21-07-06
Greenpeace poursuivi pour avoir publié
sur le net une carte de champs d'OGM
Extraits :
L'organisation écologiste Greenpeace était poursuivie
vendredi devant le juge des référés de Paris
par deux agriculteurs qui lui reprochent d'avoir publié sur
internet une carte de champs de maïs génétiquement
modifié(...). Les propriétaires, agriculteurs l'un
dans le Lot-et-Garonne et l'autre en Haute-Garonne, ont demandé
à la justice de faire retirer du site "l'ensemble
des données concernant leurs biens et leurs personnes",
sous une astreinte de 1.000 euros par jour de retard, a expliqué
leur avocate, Me Maï Le Prat. (...) Me Le Prat a insisté
sur le contexte de "multiplication des fauchages"
dans lequel ont été publiées ces informations:
nom et prénom de l'agriculteur, coordonnées GPS du
champ, commune, type de transgène utilisé et entreprise
le commercialisant.
"Ces gens craignent pour leurs biens et leur personne",
a-t-elle ajouté à propos de ses clients, demandant
à la justice de "prévenir un dommage imminent,
un fauchage qu'on ne peut écarter". Le juge des
référés du tribunal de grande instance de Paris
rendra sa décision mercredi 26 juillet dans l'après-midi.
L'avocat de Greenpeace, Me Louis-Narito
Harada, a d'abord fait valoir que les noms et prénoms des
deux agriculteurs avaient été retirés depuis
jeudi du site internet de l'association, "dans un souci
d'apaisement". En revanche, "Greenpeace a jugé
nécessaire, légitime et légal" de
publier les autres données en vertu de la directive européenne
2001/18 qui impose aux Etats membres de l'UE de rendre publics les
emplacements d'OGM et qui n'est toujours pas appliquée en
France, a déclaré Me Harada. Dénonçant
"la culture du secret qui se développe en France",
Greenpeace a donc "jugé nécessaire de réagir
en choisissant la transparence". Mais "nous n'appelons
absolument pas au fauchage" qui "est contraire
à la déontologie de Greenpeace", a insisté
son avocat.
* * *
Samizdat.net 16-05-06
Clemenceau
: le procès des activistes de Greenpeace reporté
Extraits :
Les activistes accompagnés de Yannick Jadot, directeur des
campagnes de Greenpeace France, et d’Alexandre Faro, l’avocat
de l’association, étaient convoqués à
14 heures à la chambre militaire du tribunal correctionnel
de Marseille. A peine installés dans la salle d’audience,
les prévenus ont appris par la présidente de la chambre
que le procès était reporté au 16 octobre en
raison de l’indisponibilité des deux magistrats spécialisés
en matière d’affaires militaires. La présidente
a également regretté que les prévenus n’aient
pas été averti plus à l’avance de cette
décision prise il y a un mois.
*
* *
Libération 03-02-06
Le
dossier du «Clemenceau» fait escale à Bruxelles
par Eliane PATRIARCA
Amiante. La Commission européenne enquête sur la légalité
de la dépollution en Inde du porte-avions français.
Extraits :
L'heure des vraies questions est-elle enfin arrivée
dans l'interminable saga du Clemenceau ? La Commission européenne
a annoncé hier qu'elle enquêtait sur la légalité
de l'envoi de l'ex-porte-avions français en Inde, où
doit être terminé son désamiantage avant son
démantèlement. Bruxelles relaie ainsi l'action menée
en France depuis un an par les associations Ban Asbestos (réseau
international pour éliminer l'amiante), Andeva (Association
nationale des victimes de l'amiante) et l'ONG Greenpeace, qui dénoncent
une «externalisation» de déchets toxiques contrevenant,
selon elles, à plusieurs législations environnementales.(...)
L'avocat de Greenpeace, Me Alexandre Faro, s'est réjoui de
la décision du tribunal (de grande instance de Versaille),
puisque «l'expertise va pouvoir continuer». Selon lui,
«pour le ministère de la Défense, tous les moyens
sont bons pour ne pas communiquer ces informations, qui seraient
embarrassantes dans ses tractations avec le gouvernement indien»
avant le 13 février.
* * *
AFP 02-02-06
Expertise
sur le Clemenceau : le tribunal de Versailles déboute l'Etat
Extraits :
Le tribunal de grande instance de Versailles a débouté
jeudi l'Etat français qui s'opposait à une mission
d'expertise visant à évaluer la quantité d'amiante
subsistant dans le navire Clemenceau, actuellement en route vers
l'Inde où il doit être désamianté et
démantelé.
L'avocat de Greenpeace, Me Alexandre Faro, s'est réjoui de
la décision du tribunal, puisque "l'expertise va pouvoir
continuer". Mais Me Faro a souligné qu'il ne s'agissait
que d'"une première manche gagnée" pour
les associations, puisque le tribunal de Versailles doit encore
se prononcer le 21 février (à la demande de l'Etat)
sur sa propre compétence pour ordonner une expertise.
Selon le ministère de la Défense, 115 des 160 tonnes
de matériaux amiantés ont été enlevées
à Toulon et les 45 restantes "ne pouvaient être
retirées sans menacer la structure du navire". Les associations
contestent ces chiffres.
"Depuis un an et demi, nous ne saisissons le juge que sur un
point: demander à l'Etat qu'il nous dise combien il y a vraiment
d'amiante dans le Clemenceau, a ajouté Me Faro. Mais, pour
la Défense, tous les moyens sont bons pour ne pas communiquer
ces informations qui seraient embarrassantes dans ses tractations
avec le gouvernement indien".
* * *
Midi Libre 27-01-06
A Narbonne, le long combat du
contaminé de la Comurhex
par René Ferrando
Extraits :
«Je ne suis pas mort. La colère s’est estompée
et je suis déterminé». Hier, Michel Leclerc
a vécu un nouvel épisode dans le combat judiciaire
qui l’oppose depuis plus de dix ans à la Comurhex,
usine narbonnaise de traitement d’uranium appartenant au géant
français du nucléaire, Areva. Face aux juges du tribunal
de grande instance de Narbonne, les débats ont pris une tournure
très technique. L’accusation s’est attachée
à démontrer le lien direct entre la leucémie
de son client et sa période de travail au sein de la Comurhex.
La défense, elle, à tout fait pour nier cet argument,
avançant qu’il avait pu contracter sa maladie bien
avant son arrivée sur le site, lors de ses précédents
emplois… (...)
Les juges narbonnais ont annoncé hier qu’ils se prononceraient
le 23 mars prochain.
* * *
Le Figaro 19-04-05
Retraitement : la Cogema mise en difficulté
par Greenpeace
par Caroline de Maley
C'est un feuilleton judiciaire qui dure depuis 2001. Greenpeace
et la Cogema s'opposent, par juges interposés, sur la légitimité
et les conditions d'importation et de traitement de combustibles
nucléaires usés étrangers en France. L'arrêt
de la cour d'appel de Caen, rendu la semaine dernière, qui
a infirmé le jugement du tribual de grande instance de Cherbourg
rendu en 2003, donne finalement raison à Greenpeace.
La cour a reconnu que les combustibles incriminés en provenance
d'Australie, stockés à l'usine de la Hague, étaient
bien juridiquement des déchets et qu'ils étaient stockés
depuis quatre ans «dans des conditions injustifiées
au regard de la législation applicable». Car la loi
Bataille de 1991 interdit de stocker les déchet radioactifs
au-delà des délais strictement nécessaires
à leur retraitement. (...)
«C'est une vraie bombe à retardement», dit à
propos de cette décision l'avocat de Greenpeace, Alexandre
Faro. De fait, les conséquences de cette décision
pourraient être nombreuses pour la Cogema. (...)
Si leur stockage sur le sol français était interdit
en attente de traitement, la tâche de la Cogema serait nettement
compliquée. Une décision qui pourrait également
avoir un impact financier pour le groupe. Car «la Cogema facture
actuellement, en plus du traitement, les périodes de stockage
et de refroidissement des combustibles usés», fait
remarquer Frédéric Marillier, chargé de campagne
chez Greenpeace France.
* * *
20 minutes Grand Lyon 07-04-05
Lourdes réquisitions pour un
dégazage
par Frédéric Legrand
Le parquet de Marseille a requis hier dix mois de prison avec sursis
contre le capitaine et 480 000 e d’amende contre l’armateur
du bateau Mega Express, de la compagnie Corsica Ferries, pour rejet
en mer d’hydrocarbures. Le navire avait été
surpris par une patrouille aérienne le 12 mai dernier au
large du cap Corse, zone écologique protégée,
avec dans son sillage une trace d’hydrocarbures de 20 km de
long et de 5 à 30 m de large. (...)
Accusation et parties civiles penchent plutôt pour du fuel
lourd et un dégazage volontaire. « Dégazer dans
les ports immobilise un navire pendant beaucoup de temps »,
explique Alexandre Faro, avocat de Greenpeace. De février
à mai 2004, le Mega Express a vidangé trois fois dans
les ports, pour des volumes allant de 23 à 50 m3. «
Sans commune mesure avec les déchets produits par le navire,
assure Me Faro. Quand il charge 550 tonnes de fuel, il doit en vidanger
11 tonnes. » Les vidanges consignées dans les papiers
du bord « ont été jugées normales par
l’inspecteur des services maritimes, riposte la défense.
S’il avait voulu dégazer, il l’aurait fait de
nuit et pas si près des côtes. » Jugement le
8 juin.
* * *
Lyon Capitale 10-11-04
Procédure bâclée
pour Monsanto
par Guillaume Lamy
Justice. La firme américaine Monsanto, accusée
de “publicité mensongère” pour son désherbant
Round-Up, a réussi à renvoyer son procès lyonnais
aux calendes grecques.
Entraits :
Jeudi 4 novembre, le géant américain de l’agrochimie
Monsanto comparaissait devant le tribunal correctionnel de Lyon,
pour “publicité mensongère”. Le numéro
un mondial des herbicides devait en effet répondre de la
publicité qu’il a fait sur les propriétés
du Round-Up, un désherbant qu’elle produit et qu’elle
vend à très grande échelle dans toute la France.
Le Round-Up a été présenté par
Monsanto comme “écolo”, c’est-à-dire
“100 % biodégradable” et “qui respecte
l’environnement”. Or, aujourd’hui, ces mêmes
qualités écologiques sont fortement remises en cause,
notamment par de nombreuses associations de consommateurs et de
protection de la nature.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. À
la sortie de l’audience, Me Alexandre Faro, l’avocat
de l’association Eaux et Rivières de Bretagne, il s’agit
d’une“affaire de gros sous. Monsanto devait gagner du
temps car pour eux, le temps, c’est de l’argent. Ils
savent qu’ils ont commis des fautes mais n’aident pas
la justice. C’est une défense de petit niveau.”
(...)
Pendant ce temps, Monsanto Agriculture France S.A.S. , de son vrai
nom, continue à vendre son Round-Up dans l’Hexagone
sans avoir pris soin de démentir auprès des consommateurs
que son “produit miracle” est soupçonné
d’être dangereux pour l’environnement.
* * *
Terra economica 11-3-04
La société de consommation en
procès
par Zoé TILLEUL
Extraits :
922.000 euros au titre des "préjudices subis".
C’est la somme que la régie des transports en commun
parisiens, la RATP, réclame à 62 militants "antipub",
pour avoir gribouillé l’automne dernier plusieurs centaines
d’affiches publicitaires du métro de la capitale.
Débat sociétal
L’avocat de la RATP Jacques-Henri Kohn s’est concentré
sur le préjudice subi par la RATP du fait des recouvrements
d’affiche, et sur les craintes de ses clients annonceurs.
La défense a pour sa part transformé le procès
en tribune, Alexandre Faro, l’avocat de quatre des accusés,
soulignant le caractère sociétal de l’affaire
: "Le débat sur l’impact de la publicité
est maintenant ouvert au niveau politique et social". "Ce
mouvement avait un sens dès le départ, maintenant
la réflexion sur la société de consommation
prend une nouvelle ampleur", confiait un militant. Le tribunal
rendra son jugement le 28 avril prochain. A Rouen, six étudiants,
militants anti-pub, ont été condamnés le mois
dernier (18 février) par le tribunal de grande instance à
une journée de travail d’utilité publique, au
cours de laquelle ils ont nettoyé les espaces publicitaires
dégradés.
* * *
L'Humanité 10-3-04
Justice.
Anti-pub en procès
par Maud Dugrand
Extraits :
Cet après-midi se tient le procès des 62 personnes
assignées par Métrobus, qui leur réclame 1
million d’euros.
C’est aujourd’hui, à 16 heures, que le procès
des anti-pub se tiendra devant la première chambre civile
du tribunal de grande instance de Paris. La société
Métrobus, filiale de Publicis et régie publicitaire
de la RATP, assigne en procédure rapide 62 personnes et leur
réclame un million d’euros, suite aux cinq actions
anti-pub menées dans le métro parisien depuis l’automne
dernier. L’affaire sera ensuite mise en délibéré
pendant quinze jours. Me Alexandre Faro, l’avocat des 62 -
en majorité des étudiants, des intermittents, des
chômeurs d’une moyenne d’âge de trente ans
- conteste la somme, jugée " disproportionnée
" et la " stratégie bidon de Métrobus de
faire payer 62 personnes collectivement alors qu’on est responsable
individuellement de ses actes. Cela ne vaut pas un clou juridiquement
".
* * *
Novethic.fr 2-07-02
Esso
défend son logo, Greenpeace sa liberté d'expression
par Walter Bouvais
Extraits :
L'organisation Greenpeace a-t-elle le droit de détourner
le logo d'Esso pour illustrer la campagne qu'elle mène contre
la filiale du numéro un mondial du pétrole ? Pour
répondre à cette question, le tribunal de Grande Instance
de Paris a entendu ce lundi les avocats des deux parties, lors d'une
audience en référé.
Les faits remontent au 21 mai 2002, lorsque le site français
de l'ONG ouvre une section intitulée " Stopesso ".
Ces pages s'inscrivent dans le cadre de la campagne internationale
lancée près d'un an plus tôt en Grande-Bretagne,
et poursuivie aux Etats-Unis, au Canada, au Luxembourg et en Allemagne.
Elles dénoncent le rôle déterminant qu'aurait
eu le premier groupe pétrolier mondial Exxon Mobil - dont
Esso est une filiale - dans la remise en cause par le président
américain Georges W.Bush du protocole de Kyoto.
A l'instar des autres sites, les pages de Greenpeace France reprennent
le logo de l'entreprise pétrolière, en substituant
les signes " $ " au deux " s " d'Esso. "
Nous reprochons ainsi à Esso de saboter le protocole de Kyoto,
ni plus ni moins ", assène Alexandre Faro, l'un des
avocats de Greenpeace France. " Les informations que nous livrons
sur ce site sont graves, il faut bien voir que ce qui intéresse
Esso aujourd'hui c'est d'engranger des bénéfices,
ce que symbolisent les " $ " du logo détourné
", poursuit-il.
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